Un mercredi de juin au Circuit Mont Tremblant

La passion de conduire

Voici un article intéressant de la part de Philippe Laprise sur la dernière journée Virages au Mont-Tremblant. 

Philippe, en plus d'être un instructeur en devenir chez Virages, teste des véhicules et écrit dans la revue Pole Position. 

Voici son évaluation de la Lamborghini Urus 2019 Cliquez ICI


La journée commençait bien…  En me réveillant dans ma chambre d’hôtel de Mont Tremblant, j’entends la pluie tomber.  On va avoir une belle journée de piste avec quelques défis d’adhérence!

Une fois au circuit, je vide ma voiture et me rends donner un coup de main pour l’inspection.  On va avoir du travail, il y a 80 inscrits pour participer aujourd’hui.  Mais ça se passe rondement, avec l’équipe qui se charge de vérifier les casques et voitures.  On passe ensuite à la réunion des pilotes, où Michel passe en revue le déroulement de la journée, et les consignes de sécurité.  C’est un point que j’apprécie particulièrement du Club Virages : le respect (de ses propres limites et des autres) et la sécurité sont les valeurs mises de l’avant et pas seulement en paroles, on le voit dans les puits et sur la piste.  Et c’est pas négociable.  Après tout, même si on est tous des adultes responsables, personne ne veut vivre un incident sur une piste de course.

J’en suis à ma dixième journée de piste avec Virages au Circuit Mont Tremblant.  Lors de ma première participation en 2017, on m’a assigné un instructeur qui a passé chaque séance avec moi dans l’auto et j’étais dans le groupe des verts (novices).  Même si je cumulais une dizaine d’années de course sur glace, de rallye et de time attack, c’est la politique du Club.  À la fin de la journée, étant donné mon expérience et ma façon de conduire, j’ai pu obtenir mon bracelet blanc (solo), pour rouler seul en piste.  Yahou!

Pour la journée du 19 juin 2019, on a droit à une belle diversité de conditions et aussi de machines : Des exotiques italiennes et anglaises, des Mustang Boss 302 et Roush, sans oublier les Porsche et BMW.  Et aussi quelques Sport compact dont des Focus et des Golf R.  C’est un autre point intéressant du Club Virages : toutes les marques d’autos sont bienvenues.  Ça nous permet de côtoyer toutes sortes de bolides en piste.  De plus, avec Virages, j’ai la possibilité d'emmener un passager avec moi dans l’auto.  J’aime beaucoup cette possibilité que d’autres clubs n’offrent pas.

J’utilise la première séance pour me réapproprier la piste, et ajuster mon pilotage en fonction des conditions actuelles.  Avec Virages, il n’y a pas de cône pour identifier le point d’entrée ou le point de corde du virage.  On enseigne plutôt d’utiliser nos capteurs internes (qu’on développe un peu plus à chaque séance) pour ajuster le pilotage en fonction des conditions.  C’est pas le temps de pousser à fond.  En plus, c’est encore humide, alors j’en profite pour voir le niveau d’adhérence dans les différentes parties du circuit.  Je suis prudent parce qu’il y a des virages très glissants.  Pour le reste de la journée, on aura droit à des séances sur le sec et encore un peu de pluie en après-midi.

Je passerai aussi du temps avec un instructeur sénior dans mon auto aujourd’hui, mais pour une raison différente d’il y a deux ans.  Depuis quelques mois, j’ai débuté le processus pour devenir instructeur avec le Club Virages et ça aussi, c’est fait de façon structurée et sérieuse.  Je n’avais pas remarqué avant, mais chaque année, il y a quelques pilotes qui participent à cette formation (intégrée aux journées de piste) pour éventuellement devenir instructeur.  Et ce n’est pas l’affaire d’une journée ou une fin de semaine, on prend le temps de développer ses compétences et l’instructeur en devenir est encadré par une équipe solide. 

J’avais déjà participé à des journées de piste avec d’autres clubs et je n’ai vu nulle part ailleurs ce que je recherchais : temps de piste généreux, emphase sur le respect et la sécurité et encadrement pour progresser comme conducteur.  Entre les séances, j’ajuste la pression des pneus et je prends quelques notes sur les essais de ligne que j’ai fait pendant la dernière séance, celle qui me permet d’être le plus fluide et smooth.

On a droit à une bonne averse en après-midi, et j’en profite pour rouler dans ces conditions.  Pour moi, prendre la piste sur chaussée mouillée est un plaisir et permet d’aller chercher les limites de l’adhérence à plus basse vitesse.  J’aurai finalement eu 6 séances de roulage aujourd’hui, et j’en suis bien satisfait.  En fin de journée, je range mon matériel et je vais faire un tour au motorisé, où les participants se réunissent pour parler des bons moments de la journée.  C’est un bon temps pour relaxer… et se dire à la prochaine journée de piste!

Philippe Laprise